Son histoire

 


Naissance

L'homme occupe depuis la Préhistoire la vallée et les côteaux du Vernazobres. Mais une abbaye est à l'origine de Saint-Chinian. Dédiée à Saint-Anian, elle est établie en 826 en un lieu nommé Holotian. Elle doit son origine à Durand, abbé en Septimanie, familier de Louis le Pieux et dans la mouvance menée par Benoît d'Aniane. La règle bénédictine, décrétée au concile d'Aix-la-Chapelle y sera obligatoire (partage du temps entre prière commune, travail manuel et intellectuel). Benoît d'Aniane y ajoutera une mission apostolique de prédication et conversion des païens.


La population, dispersée au début, s'est regroupée auprès du monastère jusqu'à former une agglomération et prend le nom de Saint-Anian d'Holotian jusque vers la fin du XVIe siècle, devenant ensuite Saint-Chignan-de-la-Corne, puis Saint-Chinian.     L'histoire de la ville reste étroitement liée à celle de l'abbaye jusqu'en 1789.


Dès le Moyen Âge, les moines ont su mettre à profit les ressources naturelles de l'eau et deux moulins existent (La Rive et Pont-de-l'hermite) et un canal de dérivation de la rivière amène l'eau à l'abbaye. Viendront ensuite deux moulins foulons (Tournefeuille et Saut) ainsi que des teintureries. L'élevage du porc, la culture du blé, de l'olivier de la vigne et la production de draps sont les principales ressources.


Au Xe siècle, pour se défendre contre les invasions les religieux font monter des murailles et une tour défensive.


Au XIIe siècle devant la convoitise des seigneurs voisins (Vicomte des Béziers et Carcassonne) l'abbaye s'unit à celle de Saint-Pons-de-Thomières.


Vers 1165-1172, les Albigeois détruisent l'église de Saint-Cels.


Deux chartes successives en 1351 et 1465 règlementent la vie, les droits des moines et de la population. Dès 1351, les habitants sont affranchis par Pierre IV de Boyer. A la suite de l'octroi de la charte de 1465 par Renaud de Vallon, la population augmente, des tanneurs s'installent, les fermes s'accroissent et certaines deviennent des hameaux. Grâce à la laine des troupeaux la ville passe d'une économie rurale à une économie d'échange. Elle prend son essor, mais les guerres de religion dévastent le pays.


Le XVIIe siècle est une époque brillante. Le grain, la vigne avec le vin, les oliviers avec l'huile, les métiers de tisserands, cardeurs, teinturiers s'intensifient. Les foulons, les manufactures de draps sont prospères et commercent avec l'étranger sur le bassin méditerranéen et l'Orient. Et puis la concurrence des produits importés d'Angleterre et d'Espagne amène une crise.

orgue-St-chinian

Au XVIIIe siècle, sévit une grande épidémie de peste et la crise des manufactures s'aggrave (surproduction et mévente). En 1741 un mauvais hiver endommage vignes et mûriers.
Le Duc-de-Richelieu traverse Saint-Chinian en allant à Toulouse et marque cette étape en appréciant les produits du pays et surtout le vin. Cette même année, le curé Robert dote l'église d'un orgue d'une belle sonorité, classé monument historique en 1995, daté de 1773 et attribué à Micot.


La Révolution française de 1789 marque la deuxième période de l'histoire de Saint-Chinian. La population se soulève et se rallie aux idées nouvelles de l'Assemblée Nationale. Les bénédictins sont chassés, les biens nationaux vendus et une garde nationale est constituée par la bourgeoisie locale. Sous la Terreur Saint-Chinian change de nom pour s'appeler Vernodure. L'église paroissiale devient Temple de la Raison.


Au XIXe les changements de régime politique sont des périodes d'agitation.


En 1814-1815, les élites nommées par l'Empire sont destituées. 1830 la ville fête les trois glorieuses et accueille avec enthousiasme la République de 1848. Le retour à l'Empire en décembre 1851 est vécu difficilement.
L'opposition entre laïcs et cléricaux s'aiguise et domine jusqu'à la première guerre mondiale.


En 1875, une terrible inondation détruit une centaine de maisons, faisant autant de victimes.


De 1914 à 1918, Saint-Chinian participe activement à l'effort de guerre, accueille des réfugiés du Nord de la France et des Belges et déplore la mort de nombreux jeunes hommes disparus.


La deuxième guerre mondiale voit venir à nouveau des réfugiés Belges. Des habitants sont volontaires pour aider la Résistance cachée dans les monts proches du village. Dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, des Résistants de villages proches sont pris dans une embuscade et fusillés.


À l'époque actuelle les industries ayant disparu, Saint-Chinian voit son économie basée sur la qualité de ses vins réputés et sur le tourisme.

Notre Commune

 

stchinianlogo

Code Postal: 34360
Département: Hérault (34)
Région: Languedoc Roussillon
Population: 1900 habitants
Altitude: 101m / 631m

Superficie: 23,29 km2

Arrondissement: Béziers
Canton: Saint-Chinian

 

Longitude: 2°56'49"E
Latitude: 43°25'19" N

 

Tél: 04.67.38.28.28
Fax: 04.67.38.28.29
mairie(arobase)saintchinian.fr

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Le Plan de Saint-Chinian
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Le moulin de St-Chinian

moulinTrès importants pour la vie locale, les moulins étaient des lieux privilégiés de la vie villageoise et sociale. Sites de communications traditions et coutumes. Bien peu ont survécu celui-ci à été restauré en 2000

L'église de St-Chinian

eglisel’Assomption-de-Notre-Dame est l’église paroissiale de Saint-Chinian. Reconstruite au XVIIème siècle, il apparait qu’elle est située à l’emplacement d’une ancienne église romane dont il ne reste qu’un mur.

L'abbatiale de St-Chinian

scloitreAu cours de la Révolution française, l'abbaye de Saint-Chinian a été dissoute et ses bâtiments mis à de nouveaux usages. Elle abrite maintenant la mairie et la médiathèque Jules Verne.
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